• Nicolas Peyrac : interview

    Interview de Nicolas Peyrac

    Propos recueillis par IdolesMag.com le 18/01/2012.

     

    Nicolas Peyrac a sorti en septembre dernier un nouvel album, « Du Golden Gate à Monterey » sous forme de triptyque : un CD de 14 nouvelles chansons, « Monterey », un second de 10 anciennes chansons couvrant une période de 1975 à 2009, « Di(x) versions », et un DVD contenant un entretien de près d’une heure. Nous avons donc été à sa rencontre pour qu’il nous parle de ce nouveau projet, enregistré dans les conditions du live avec les musiciens qui l’accompagnent sur scène. Au cours de notre entretien, il évoquera également son rapport à la célébrité et nous confiera que le public ne le connait pas vraiment. Rencontre avec un artiste et un homme qui en a un peu marre qu’on le résume à trois chansons…

    IdolesMag : Qu’est-ce qui a donné l’impulsion de ce projet « Du Golden Gate à Monterey » ?

    Nicolas Peyrac : On était sur le point de signer chez Sony. Et la volonté de Sony était de sortir à la fois des nouvelles chansons et des chansons anciennes. Mais je ne voulais pas rentrer dans le côté compile, parce que ça me saoule, que je trouve ça insupportable et que j’ai déjà donné plusieurs fois… voire des dizaines de fois ! Parce que j’en ai un peu marre aussi, voire tout à fait marre d’ailleurs, d’être résumé à « So far away », « Mon père » et « Je pars ». Et donc la seule façon d’abolir d’une certaine façon la notion de temps et la notion d’époque était de choisir une dizaine de chansons entre 1975 et 2009 et de les réenregistrer en direct de la même façon que les 14 nouvelles. Et donc quand on a parlé de ce projet à Sony, ils ont tout de suite adhéré. Ils ont pensé que ce serait intéressant et que ça sortait des concepts traditionnels. Ils ont pensé ajouter de la vidéo. Mais plutôt que de la vidéo un peu banale, j’ai demandé à Michel Jankielewicz de faire un portrait. Il a fait un portrait de 52 minutes. On est donc passé d’un nouvel album à un triptyque dans lequel on retrouve 14 nouvelles chansons, 10 anciennes et récentes et un DVD. On ne peut pas aujourd’hui, quand on écoute le résultat, dire que « Monterey » a été écrit en 2011 et « So far Away » en 1975, parce que tout sonne de la même façon. On sent que c’est un groupe qui joue, on sent que c’est l’univers des gens sur scène… Finalement quand j’écoute le projet, je me dis que je suis le chanteur d’un groupe qui est composé de Fabrice et Christophe Gratien, Marc Davidovits, Eric Paque et moi-même. Le projet est parti de là, de notre identité à cinq en tant que groupe en oubliant la notion de temps.

    Les 14 nouvelles chansons sont-elles des chansons récentes ou des chansons que vous avez laissées de côté à une certaine époque et sur lesquelles vous êtes revenu ?

    Non. Ce sont des chansons tout à fait récentes qui ont été écrites maintenant. La seule chanson qui « date », c’est « Anna ». Les premières ébauches datent de 1971. J’ai réécouté des bandes de cette époque et je me suis rendu compte que j’avais commencé à l’écrire à cette époque. Ce n’était pas la même musique ni le même texte, mais il y avait la même idée et la même envie de parler d’Anne Frank. Cette chanson a mis 40 ans à exister, mais toutes les autres chansons ont été écrites entre 2010 et 2011. Vous savez, j’écris constamment beaucoup de mélodies et après, je fais des tris et je garde les mélodies sur lesquelles j’ai vraiment envie de poser des mots. Donc, ces nouvelles chansons font partie des mélodies sur lesquelles j’avais envie de poser des mots.

    Vous composez donc beaucoup.

    Oui. J’écris beaucoup de musiques et de mélodies. Après, comme je vous le disais, je fais des tris. Je pense que la mélodie, c’est tout de même la première chose qu’on entend dans une chanson. Ce qui attire dans un premier temps, c’est une mélodie sympa qui éventuellement est mémorisable. Je suis très axé sur le côté mélodie avant de basculer sur le côté texte. Et donc, j’écris vraiment beaucoup de mélodies quitte à en mettre de côté et à retravailler dessus plus tard. Par exemple, je sais qu’au jour d’aujourd’hui, j’ai trois albums d’avance en ce qui concerne les mélodies, les arrangements et les ambiances. Maintenant, il faudra écrire un certain nombre de textes. Donc, effectivement, j’écris beaucoup, mais c’est un réel plaisir. Après, au niveau des textes, c’est plus du travail, il faut prendre son temps pour que les choses soient intéressantes et ne soient pas bâclées. Mais au niveau des mélodies, pour moi, c’est une évidence. Ça m’amuse. Je trouve ça facile. Bien entendu, il faut faire un certain tri, parce qu’il y a parfois des trucs complètement bateau qui ne doivent pas être conservés. Les trucs un peu plus sympas et plus intéressants, ça je les garde bien au chaud.

    L’album a été enregistré à Boulogne-sur-Mer. Vous y aviez déjà enregistré deux albums. Qu’est-ce qui vous a poussé à y retourner pour enregistrer cet album ?

    Parce que je trouve que le studio de Bras d’Or à Boulogne-sur-Mer est un endroit magique. C’est un endroit qui est habité, c’est un endroit dans lequel on trouve vite ses repères quand on aime la chaleur, quand on aime le côté vintage et vrai des instruments. On y fait du très bon travail avec des instruments d’époque. Il y a notamment un orgue Hammond des années 60 et un piano Fender de la même époque. Il y a beaucoup d’instruments qui datent de l’époque bénie des années 60 où il y avait vraiment des sons avec beaucoup de chaleur. Ce qui n’est plus forcément trouvable aujourd’hui. Et en même temps, Bruno est un passionné. Il est musicien et ingénieur du son. Savoir que l’album va être enregistré par un musicien et un ingénieur du son, c’est génial. Et puis également, tous les musiciens avec qui je travaille sont des gens du Nord. Ils habitent tous à Boulogne-sur-Mer ou pas loin. Donc forcément, pour tout le monde c’est un plaisir de se retrouver à la maison pour travailler.

    Vous avez passé trois semaines en studio, c’est somme toute assez peu. Était-ce une façon d’aller droit à l’essentiel ?

    Bien sûr. C’est exactement ce que nous voulions faire. On voulait enregistrer dans les conditions du direct absolu. Pour les chansons de « Di(x) Versions », à part « Elle disait », toutes les autres on les fait sur scène tous les jours. Enfin… tous les jours, chaque fois qu’on donne un concert, on les connaît par cœur. Ce n’était pas compliqué de refaire en studio les chansons qu’on joue sur scène depuis dix ans, voire quinze ans pour certaines. Pour ces anciennes chansons, ça a été vraiment rapide. Pour l’album « Monterey », il a bien entendu fallu répéter un peu plus. Mais une fois que les répétitions ont eu lieu, après ça a été de l’enregistrement. Il y a eu très peu de réenregistrements, d’overdub ou de re-quoi-que-ce-soit. À part Fabrice qui joue sur certains morceaux à la fois des claviers ou de la trompette. Il ne pouvait pas les jouer en même temps. Donc, là, il a bien fallu qu’il les enregistre à part. Et puis les guitares un peu improvisées manouches dans la nouvelle version de « Et mon père » ont été ajoutées après coup. Mais dans l’ensemble tout a été enregistré en direct et ça a été assez vite. Il suffit de prendre le temps de faire les choses bien. Et entre les prises et les mixes, on a dû prendre trois semaines en tout et pour tout.

    De qui vient l’idée de reprendre « Et mon père » en version manouche ? De vous ? Des musiciens ?

    C’est une idée qui est déjà sur scène depuis dix ans au moins. Que ce soit cette version ou la version un peu bossa de « Je pars », ce sont des versions des chansons qui existent depuis dix ans. C’est parti comme ça sur une idée des musiciens. C’est eux qui ont vraiment eu l’idée. Et au fur et à mesure que les années ont passé, ces versions sont devenues évidentes. « Et Mon père », finalement quand on la réécoute, on se dit qu’elle aurait dû être comme ça dès le départ. On a l’impression de pousser une porte d’une boîte de Saint-Germain-des-Prés dans les années 45/50, juste après la guerre, et de se retrouver nez à nez avec Boris Vian. Cette chanson aurait toujours dû être comme ça. C’est toute une ambiance. Et c’était évident qu’il fallait l’enregistrer comme ça pour l’album « Di(x) Versions ».

     

    On ne peut pas s’empêcher de penser que « Monterey » fait écho à « So far away ». L’avez-vous écrite dans cet esprit-là ?

    Oui. Tout à fait. Je l’ai écrite en pensant bien que c’était la suite de « So far away from L.A. » trente-cinq ans après. C’est-à-dire que c’est le parcours de quelqu’un qui a un certain recul par rapport à certains coups de foudre un peu tonitruants pour la Californie dans les années 74/75. Depuis, j’y suis retourné plein de fois, j’y ai presque vécu un an, j’y ai rencontré plein de gens. J’ai vécu beaucoup de choses là-bas. Donc, oui, cette chanson parle du recul que je peux avoir aujourd’hui. C’était une façon de faire un clin d’œil à la Californie que j’ai connue dans les années 75, peut-être dresser un petit bilan aussi…

    Dans « C’est elle » vous évoquez la célébrité et le miroir aux alouettes. C’est un thème que vous aviez déjà évoqué dans « les Fantômes de Sunset Boulevard ». Avez-vous écrit cette chanson en pensant à quelqu‘un en particulier ?

    Pas du tout. Elle fait suite effectivement aux « Fantômes de Sunset Boulevard » qui figurait sur l’album « Vice Versa ». Les deux chansons traitent du même sujet. Je n’ai pensé à personne en particulier. J’ai pensé simplement à toutes ces serveuses, ou serveurs d’ailleurs, que j’ai pu croiser dans les restaurants à Los Angeles et qui, quand on leur parle un peu, vous avouent en général qu’ils sont comédiens et qu’ils sont en attente du talent scout ou du découvreur qui va un jour rentrer dans le restaurant où ils (ou elles) travaillent et qui va se dire d’un coup « ah oui, c’est lui ou c’est elle que je recherche ! »… C’est vrai qu’il y a des légendes à Hollywood qui racontent qu’un mec est rentré dans un restaurant, a vu Norma Jean et a compris que c’était elle qu’il cherchait depuis longtemps… C’est valable pour Marilyn Monroe, mais aussi pour beaucoup d’autres stars à Hollywood. Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de jeunes gens qui bossent le soir dans les restaurants et les bars à Los Angeles et qui font des castings avec leurs photos sous le bras la journée. Ils ne rêvent que d’une chose, c’est de célébrité. Mais la célébrité a un prix. Il faudrait éviter de tomber dans ce côté « miroir aux alouettes » qui peut avoir des conséquences désastreuses.

     

    Quel est votre rapport à la célébrité, vous ? Vous donnez l’image d’un artiste très discret, un peu en dehors de tout ça…

    Vous savez, je suis très sensible à une phrase du poème de Rudyard Kipling que beaucoup de gens connaissent et qui s’appelle « if » (« Tu seras un homme mon fils »). Cette phrase dit « Si tu peux rester digne en étant populaire ». Je pense que le fait d’être populaire et le fait que les gens vous reconnaissent dans la rue n’empêche pas d’être digne ou d’essayer d’être élégant en essayant de ne pas vendre son âme au diable. Je ne suis pas là pour faire parler de moi à n’importe quel prix et à n’importe quelles conditions. Je suis conscient que certaines personnes me connaissent. Plein d’autres ne me connaissent pas. Je ne vais pas tout faire pour qu’on me connaisse à tout prix. Quand j’ai des choses à partager avec les gens, je me montre et je fais en sorte qu’on parle des choses que je viens présenter, et éventuellement de moi. Mais entre temps, j’ai une vie tout à fait normale. J’emmène ma fille de 9 ans à l’école tous les matins. Je ne veux absolument pas faire parler de moi à tout prix, je n’ai absolument pas l’impression que ce soit important. Vous savez, le côté « je me montre tout le temps pour qu’on parle de moi », ce n’est pas du tout mon style. Quand j’ai des choses à partager, que ce soit des romans, des bouquins ou des chansons, je suis bien entendu prêt à en discuter et à faire en sorte qu’on en parle. Mais le reste du temps, j’ai une vie normale. J’ai la chance de vivre dans un village, ou un bourg plutôt, de 3000 habitants en Bretagne. Je suis un papa normal avec une famille normale, je fais des choses normales. Mon métier c’est d’écrire ou de faire des choses en rapport avec l’écriture. Et de temps en temps, je dois le montrer et me montrer par la même occasion. Mais ce n’est pas tous les jours, c’est occasionnel.

    Vous écrivez des chansons, des romans… Avez-vous besoin d’écrire tous les jours ? Est-ce vital quelque part ?

    Non. Pas du tout. Je n’écris pas tous les jours. Je peux passer une semaine à regarder des films, à regarder des photos, à scanner des photos, à faire des montages… ou tout simplement à ne rien faire ! J’écris quand ça me prend. Mais vous savez, l’écriture pour moi peut être aussi bien photographique et cinématographique que littéraire ou musicale. Je ne me sens pas mal quand je n’écris pas. Je me sens bien quand j’écris parce que c’est ma vie et c’est ma façon de vivre. Mais de là à dire que c’est vital, non. Je sais très bien qu’il y a des périodes dans la vie ou on écrit et d’autres où on n’écrit pas. C’est comme ça. C’est d’ailleurs extrêmement sain de ne pas écrire parce que c’est justement pendant ces périodes où l’on n’écrit pas qu’on se ressource, qu’on vit des choses qui justement un jour déboucheront peut-être sur l’écriture. En même temps, l’écriture, c’est avant tout un bonheur et une passion. C’est un privilège aussi ! Vous vous rendez compte ? Vous vous levez le matin pour écrire des choses qui éventuellement vont intéresser quelques personnes. C’est formidable. C’est un vrai privilège.

     

    Après cette diversion, on va revenir un peu sur « Di(x) Versions ». Comment avez-vous choisi les chansons qui y figurent ? Il y a quelques incontournables, bien évidemment, comme « So far away from L.A. », « Et mon père » ou « Je pars ». Mais les autres, comment les avez-vous choisies ?

    Ce sont des chansons qui ont marqué mon parcours. Ce sont des chansons qui me ressemblent, qui veulent dire quelque chose. « So far away » et « Et mon père » étaient des chansons que j’avais envie de chanter parce que ce sont des prolongements de ma personnalité. Et en plus, la nouvelle version de « Et mon père » ou celle de « Je pars » me paraissent des choses incontournables. Mais des chansons comme « Une peau que t’as pas » ou « From Argentina to South Africa » sont des chansons qui parlent de mon envie de tolérance et de mon rapport aux droits à l’homme, etc… Donc, ça fait partie des choses qui me paraissent importantes et que j’ai envie de faire savoir. Une chanson comme « Et même » est une chanson très rock qui fait partie de mon univers. J’ai décidé en fonction de mon parcours quelles chansons j’avais envie de réenregistrer. Une chanson comme « Nos chamailles » est une chanson que j’adore parce qu’elle représente un moment de ma vie bien particulier. Je l’explique sur scène d’ailleurs avant de la chanter. « Les vocalises de Brel », c’est la même chose, ça fait partie des chansons qui sont hyper importantes dans un parcours, pas forcément en terme de succès, parce qu’il y a dans ces chansons des titres qui ne sont presque pas connus. Mais elles sont importantes pour moi, parce qu’elles sont significatives d’un parcours.

    Le triptyque contient également un DVD, un entretien de près d’une heure où vous parlez beaucoup de vous. Pensez-vous que le public vous connait bien ?

    Non. Le public ne me connait pas du tout. Mais pas une seconde. Les gens veulent me cataloguer à « So far away », « Et mon père » et « Je pars ». On ne peut pas résumer quelqu’un, quel qu’il soit d’ailleurs, qui a écrit 18 albums, 3 romans, qui a déjà réalisé un documentaire, qui fera peut-être du cinéma demain, à trois chansons. C’est impossible ! Je n’en veux pas aux gens. Mais le relais médiatique a rarement été bien fait. Et puis, j’ai disparu un temps, puis je suis revenu, puis je suis reparti. J’ai habité à Montréal pendant 15 ans. On ne peut pas en vouloir à qui que ce soit, mais en même temps, les gens ne me connaissent pas. En tout cas, moi, j’avais besoin de dire aux gens : « voilà ce que c’est mon parcours ». Je ne suis pas un guignol qui va se montrer partout. Je n’ai pas tendance à suivre la mode en sortant une version disco de « So far away » ou une version électro de « Et mon père » parce que c’est dans l’air du temps. Ça n’a jamais été mon truc. Les gens ne le savent pas. On n’en a jamais parlé non plus. Donc, c’était important de mettre cet entretien. C’était capital. En même temps, Michel Jankielewicz me connait bien. Je trouvais que c’était important de mettre les points sur les i pour un certain nombre de personnes qui avaient tendance à vite faire des résumés ou des amalgames un peu faux.

     

    Comme vous venez de me le dire, outre les 18 albums et les trois romans, vous avez fait plein de choses très différentes pendant votre parcours. Regardez-vous parfois dans le rétroviseur ou bien êtes-vous résolument tourné vers l’avenir ?

    Quand vous avez une petite fille qui va avoir 9 ans, vous êtes plutôt tourné vers l’avenir que vers le passé. Le rétroviseur me sert à avoir des points de repères. Ça me sert à me souvenir de certaines choses importantes qui sont arrivées. Et toutes ces choses-là, je les résume d’ailleurs dans une chanson de « Monterey » qui s’appelle « On dit ». On dit que s’il fallait un jour tout défaire, remettre à l’envers à l’endroit, pour que tu deviennes ma lumière et que je retrouve mes pas. Le côté rétroviseur, ce sont toutes ces choses que j’ai pu vivre qui étaient passionnantes, passionnelles, déchirantes, épouvantables ou formidables. Toutes ces choses-là valaient la peine d’être vécues pour en arriver là où j’en suis aujourd’hui. Aujourd’hui, avec cette petite fille Sarah qui est tellement importante pour moi et toutes ces choses que je vis aussi aujourd’hui au quotidien, le rétroviseur, c’est ça, c’est se dire qu’il y a eu un parcours, pas une carrière, un parcours. Il y a eu des gens qu’on a croisés, des gens qui ont fait des passages de relais, des gens qui nous ont trahis, des gens qui nous ont passionnés, des gens qu’on a détestés, des gens qu’on a adorés. Voilà. Mais je ne suis pas tourné vers ça. Ça me sert de point de repère, de point de comparaison. Ça me guide par rapport à des choses que je fais aujourd’hui. Ce qui m’intéresse, c’est ce que je fais aujourd’hui et ce que je ferai demain.

    Vous serez sur la scène de l’Européen le 30 janvier prochain. La salle est complète, une autre date est-elle prévue ?

    Je ne sais pas du tout ce qui va se passer. Je sais qu’effectivement c’est complet depuis un moment déjà. C’est cool. C’est très sympa. Ce sera des retrouvailles avec mes potes et avec les gens aussi. On va filmer le concert pour qu’éventuellement il en reste quelque chose. Y aura-t-il autre salle à Paris ? Je ne peux pas vous répondre, je ne suis pas producteur du concert, mais je pense que dans la tête de Sylvain, il y a une autre date à Paris qui est probable. Peut-être à l’Européen ? Ou peut-être dans une autre salle comme au Casino de Paris ? C’est vachement agréable de se dire que depuis quelques temps c’est complet. Moi, je ne fais pas de projets par rapport à ça. Vous savez, une date à Paris, ce n’est pas plus important qu’une date à Lille, à Rennes ou à n’importe quel endroit où il y a des gens qui ont envie de se déplacer pour venir vous voir. Paris, c’est important parce que ça permet à certaines personnes des médias de venir au concert. Mais pour moi, à Paris, ce sera le même concert que celui que j’ai fait à Chollet il y a un mois ou à Boulogne-sur-Mer. Ce seront les mêmes gens sur scène, ce sera le même son, les mêmes titres. On fait déjà les nouveaux titres depuis deux mois, depuis le début de cette tournée. C’est une étape Paris, c’est important évidemment, mais au même titre qu’une autre ville. Alors, bien évidemment, c’est complet, c’est vachement bien, ça fait plaisir. Pour d’autres dates parisiennes, on verra après. Pour le moment, profitons du plaisir que ce soit complet ! (rires)

     

    Je ne peux pas vous laisser partir sans vous poser ma question fétiche. Aviez-vous des idoles quand vous étiez ado ?

    Je n’aime pas trop le mot idole, mais quelqu’un que je vénérais et que je continue d’ailleurs toujours à vénérer, c’est un aviateur : Jean Mermoz. Je trouve que les choses qu’il a entreprises à l’époque avec cette compagnie d’aviation Latécoère, à savoir faire tout pour que le courrier arrive, traverser l’Atlantique Sud, franchir la cordillère des Andes et toutes ces choses incroyables comme partir de Toulouse pour aller au Maroc. Tout ça pour que des lettres arrivent et que des gens puissent avoir des nouvelles, pour ça, je trouve que c’étaient des héros. C’était totalement héroïque. Il prenait des risques incroyables. D’ailleurs il a disparu en plein milieu de l’Atlantique avec un avion. Mon héro c’était lui. Peut-être que si je cherchais un peu, j’en trouverais d’autres, mais je crois que Mermoz a toujours été quelqu’un qui m’a beaucoup parlé…

    Propos recueillis par IdolesMag le 18 janvier 2012.

    -> Site officiel : http://www.nicolaspeyrac.com/


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