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Cinéma / Musique

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LA SAINTE VICTOIRE

Synopsis : Xavier Alvarez est un petit architecte d'Aix-en-Provence en recherche perpétuelle de reconnaissance sociale. Il s'est fait tout seul et prospère, mais ne parvient pas à décrocher de gros marchés publics pour assouvir ses rêves de grandeur. Il décide donc de se lancer corps, âme et biens dans la campagne de Vincent Cluzel, le candidat outsider à la mairie, persuadé qu'il renverra l'ascenseur en cas de victoire. À force d'énergie et de ruse, il parvient à discréditer le favori et à faire élire son protégé. Mais leur amitié sincère, nouée dans la conquête du pouvoir, se heurte alors aux limites des intérêts et de l'ambition.

En entrant dans la salle, je n'avais pas lu le synopsis et j'ignorais totalement ce que j'allais voir, surtout attirée par le nom de Clovis Cornillac à l'affiche, un de mes acteurs préférés ...

Je ne savais donc pas si c'était une comédie, un drame, un thriller, un policier ... rien .. mais parfois j'aime bien rentrer vierge de tout donc d'a priori ... il s'avère que ce film est un curieux mélange de genres ....

Mais hélas j'ai bien eu du mal sur les vingt premières minutes à entrer dedans ... une mise en place laborieuse et mal réalisée, sans véritable accroche pour capter l'attention ... mais peu à peu je me suis surprise à m'intéresser davantage à l'intrigue qui est pourtant parfois bien complexe voire même carrément compliquée ... supportée par ailleurs par un monologue de Clovis Cornillac lancinant ...

François Favrat a bien du mal à placer et déplacer ses caméras, cherchant des angles inédits sans les trouver, tâtonnant, hésitant ... une réalisation pas du tout maîtrisée qui s'égare et qui s'encroûte ... trop molle ... trop facile ... trop conventionnelle ...

Et pourtant toute la seconde partie s'avère, finalement, passionnante ...

Je pense surtout grâce à l'excellente prestation des acteurs principaux .. (c'est là en fait que le bât blesse, ce sont les acteurs qui sont au service de la réalisation alors que cela devrait être le contraire) ....

Clovis Cornillac une fois de plus est exceptionnel ... force est de constater qu'il se glisse dans la peau de ses personnages avec une aisance déconcertante et à chaque fois surprenante ... il est accompagné par un Christian Clavier qui prend une toute nouvelle dimension avec ce genre de rôles qui lui vont beaucoup mieux que ses rôles de trublion ... (déjà perçu dans Le prix à payer par exemple ..) .. il est sobre et implacable en total contre-emploi ...

Les trois actrices féminines (Vimala Pons (belle découverte avec ses faux-airs d'Anne Parillaud), Valérie Benguigui (toujours impeccable) et Marilyne Canto) sont très justes ...

Je suis donc partagée ... le sujet difficile, au demeurant très bien écrit et dialogué, aurait mérité une réalisation plus fluide et plus dynamique, avec davantage de rythme et d'action plutôt que de s'embourber dans des scènes explicatives bourbeuses et tortueuses .. heureusement qu'il est servi par une palette d'excellents comédiens ...


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